Séparez-vous facilement de vos objets « au cas où » en 5 étapes inhabituelles

Vous aussi vous avez tout un tas d’objets « au cas où » chez vous ?

Vous savez, ces objets que vous gardez parce qu’un jour, dans une certaine situation, avec un certain type de personnes, dans une certaine période de l’année, peut-être que vous en aurez besoin.

Alors vous les stockez, souvent dans des endroits inaccessibles, pour ne pas en manquer dans un futur hypothétique.

Pourtant, vous le savez : ils vous serviront aussi souvent que les yeux d’un aveugle.

Mais au moins, vous les avez chez vous.

Ça vous rassure.

Au moins, vous êtes sûr de ne pas manquer d’objets.

Et ce comportement, il peut paraître débile.

Étrange même.

Ou alors, complètement exaspérant.

Pourtant, il n’en est rien.

Parce que finalement, ce problème, nous le connaissons tous.

Chacun d’entre nous avons déjà eu affaire à ces objets au cas où.

Et le plus drôle dans tout ça ?

C’est que ce problème, même les joueurs de jeux vidéos le connaissent.

Tenez, je suis tombé sur cette discussion, sur un forum de World Of Warcraft :

Discussion sur le forum WOW à propos des objets au cas où

Même dans les jeux, les joueurs conservent des objets qui peuvent leur servir un jour.

Mais finalement, pourquoi ?

 

Pourquoi gardons-nous nos objets au cas où ?

Raison 1 : Un jour, peut-être qu’on pourra s’en servir

« Je ne vais quand même pas jeter mes élastiques, imagine un jour j’en ai besoin ».

Comme on doute, comme on ne sait pas, comme nous ne possédons aucun contrôle, nous conservons nos objets.

Et on les garde en pensant qu’un jour, tel type d’objet dans tel type de situation nous sera d’une importance capitale.

Mais ce n’est pas la seule raison.

 

Raison 2 : Nous avons peur de manquer

Si on les garde, finalement, c’est parce que nous craignons de manquer.

« Oui, mais tu ne comprends pas, si je jette ce moule à cake carré, eh bien le jour où j’aurais envie d’un cake carré, je ne pourrais pas en faire ».

Et on s’invente des histoires toutes plus farfelues les unes des autres pour garder ces fameux objets.

Ensuite…

 

Raison 3 : Nos objets au cas où nous donnent un sentiment de liberté

Si vraiment un jour nous avons besoin d’un objet, nous pouvons demander à nos voisins, ou à nos proches.

Mais ça nous obligerait à ravaler notre ego…

À demander de l’aide à quelqu’un d’autre…

En quelque sorte : à nous priver de la jouissance ultime que nous ressentons lorsque l’on arrive à se débrouiller seul.

C’est un peu comme le jour où j’ai déménagé avec mon frère et ma mère.

J’ai dit à Rachelle, une amie de mère, qui était venue nous aider, que ça ne servait à rien de garder les vis en trop.

Ce à quoi elle a répondu, avec un grand sérieux :

« Non, je ne suis pas d’accord. Imagine que l’envie me prend de bricoler à 3 heures du matin. Je ne vais pas demander à un voisin. J’aime bien tout avoir chez moi. »

C’est dingue cette façon que l’on a de s’inventer des histoires qui n’arriveront probablement jamais.

Et tout ça, pour ne pas avoir à jeter un objet qui pourrait servir un jour.

Allez, une autre raison du pourquoi du comment.

 

Raison 4 : Nous gardons nos objets au cas où pour le côté pratique

Imaginez que vous vous séparez de tous vos objets au cas où.

Peut-être qu’un jour, vous allez avoir besoin d’un d’entre eux en particulier.

Et donc, vous allez devoir le racheter.

Et qui dit achat, dit argent dépensé.

Dit également déplacement.

Et attente.

Et donc finalement, garder nos objets au cas où nous permet d’éviter ces inconvénients.

Et enfin, la dernière raison majeure.

 

Raison 5 : Nous les gardons pour ne pas avoir à les jeter

Vous n’aimez pas jeter.

Jeter vous procure toujours ce petit déchirement, cette petite culpabilité.

Par conséquent, vous gardez vos objets au cas où pour ne pas avoir à passer à l’acte fatidique.

Voilà donc pourquoi vous gardez vos objets au cas où.

Mais là, vous vous dites peut-être :

« OK Florian. J’ai compris pourquoi je les garde. Mais finalement, ce sont d’excellentes raisons, non ? Pourquoi j’irais m’embêter à me séparer d’eux alors qu’ils peuvent toujours me servir ? »

Excellente question petit génie.

Finalement, pourquoi jeter alors qu’on pourrait en avoir besoin un jour ?

Voilà la vraie raison.

 

La vraie raison de vous séparer de vos objets au cas où

Parfois, je dis à ma mère : franchement, tu pourrais te séparer de ça. Tu ne t’en serviras jamais.

Ce à quoi elle répond : mais si, on sait jamais, je peux m’en servir un jour.

Et j’insiste : non maman, tu ne t’en serviras pas.

Et là, elle a une réponse que j’adore (et que je déteste en même temps) :

« Rhooo c’est bon, de toute façon, j’aime bien les garder. »

J’aime bien les garder ?

Vraiment ?

Non.

La vraie raison, c’est qu’elle n’a pas le courage de se séparer d’eux.

Et c’est OK.

Elle perçoit juste plus d’avantages à les garder, que d’avantages à les jeter.

Et pourtant, vous avez des dizaines d’excellentes raisons de vous séparer de vos objets au cas où.

Je pourrais même vous en citer au moins 20.

Mais la principale raison, la number one comme on dit en Creuse, c’est l’espace libéré.

Lorsque vous allez trier vos objets au cas où, vous aurez infiniment plus de place.

Vous n’allez plus étouffer dans votre intérieur.

Au contraire, vous allez commencer à respirer.

Comme si une grue enlevait l’arbre qui s’était effondré sur vous.

Ou plus simplement, comme si un poids s’enlevait de votre tête.

Et le caramel sur la tarte au citron ?

Avoir plus de place induit moins de ménage, donc plus de temps et plus d’énergie.

Et plus de temps et plus d’énergie permettent plus de bonheur, plus de liberté et moins de stress et d’anxiété.

Donc finalement, vous séparer de vos objets au cas où vous rendra plus heureux.

Donc, je vous le dis : oui, ça vaut le coup de vous séparer d’eux.

Mais je ne vais pas vous mentir : vous allez galérer sur le moment.

Vous allez douter.

Vous remettre en question.

Et peut-être même désespérer.

Par contre par la suite ? Vous allez vous remercier de les avoir mis à la porte.

Ok, parfait.

Là, je vous sens motivé.

Je sais que vous avez pigé l’utilité de vous séparer de vos objets au cas où.

Donc maintenant, vous allez découvrir comment procéder pour les jeter facilement.

 

Et on va commencer par les erreurs que vous devez impérativement éviter

Ces erreurs vont vous empêcher de trier correctement.

En gros : lorsque vous allez sortir tous vos objets pour les désencombrer, ces erreurs vont vous faire douter en vous disant :

« Hum hum hum… on ne sait jamais, tu devrais peut-être les remettre à leur place, juste au cas où ».

Ba ouai, pas cool.

Ce n’est pas ce que vous voulez.

Et donc la première étape pour vous séparer de vos objets au cas où consiste à arrêter de commettre ces 3 erreurs toutes simples.

Voici la première.

 

Vous utilisez vos sentiments plus que votre raison

Nous avons la faculté de raisonner.

Alors, utilisons-la.

Au lieu de vous faire submerger par la peur et le doute au moment de jeter un objet au cas où…

Et au lieu de commencer à vous raconter un millier de scénarios improbables, revenez dans le moment présent, et utilisez votre raison.

Dites-vous que ce n’est qu’un objet, et que votre vie ne sera pas fichue si vous vous séparez de lui.

Continuons avec la deuxième erreur. Vous allez être surpris.

 

Vous mettez vos objets en isolement

Je suis sûr que vous avez déjà lu ce conseil :

« Lorsque vous ne savez pas quoi faire de vos objets, mettez-les dans un carton en isolement pendant 6 mois.

Et si après ce laps de temps vous n’avez pas ressorti le carton, vous pouvez vous en séparer. »

Et vous savez quoi ?

J’étais fan de cette technique avant.

Je la conseillais à tout le monde.

Mais je me suis rendu compte que c’était une grosse connerie.

Pourquoi ?

Parce que vous aurez autant de mal à vous séparer de vos objets dans 6 mois, que maintenant.

Parce que vous allez finir par oublier les objets qui sont dans votre carton, et donc ne pas savoir lesquels servent, et lesquels ne servent fichtrement à rien.

Parce que cette technique vous incite à procrastiner, et à garder un attachement à vos objets.

Et parce que vous n’avez pas ce sentiment de joie et de liberté après avoir désencombré.

En plus, le risque, c’est de quand même garder vos objets, même après 6 mois dans un carton. Parce qu’après tout, on ne sait jamais, ils peuvent toujours servir.

Donc sauf si vous adorez cette technique et qu’elle vous aide vraiment, arrêtez de l’utiliser pour vos objets au cas où.

Et enfin, dernière erreur…

 

Vous gardez vos objets au cas où pour faire plaisir à quelqu’un d’autre que vous

« J’aimerais me séparer de cet objet, mais si tante Yvonne vient manger chez moi, j’en aurais besoin ».

STOP !

C’est votre maison. Vos objets. C’est vous qui vivez dedans.

Si tante Yvonne vient, vous vous débrouillerez autrement.

Mais vous avez déjà assez à faire avec vos propres possessions pour vous permettre d’en garder pour faire plaisir à autrui.

Excellent.

 

Maintenant, voyons 5 étapes pour vous séparer de vos objets au cas où.

Vous allez voir, votre désencombrement deviendra bien plus simple.

 

Étape 1 : 20/20

Vous connaissez certainement cette règle des 20/20.

Si votre objet coûte moins de 20 € et que vous pouvez le racheter en moins de 20 minutes, alors vous pouvez vous en séparer.

Donc pour vous séparer de vos objets au cas où, commencez à jeter tous ceux qui sont low cost et facilement trouvables.

Mais cette technique seule ne servira pas à vous séparer de tous vos objets au cas où.

Donc, continuez vers la prochaine étape.

 

Étape 2 : dressez cette liste

Vous voulez vous séparer de vos objets au cas où, mais vous avez des doutes quant à leur utilité future ?

Ne cherchez pas plus loin.

L’exercice que vous allez effectuer est surpuissant.

Vous allez prendre un papier, un crayon, et vous allez lister tous les objets au cas où que vous avez déjà jeté.

Et ensuite, vous allez faire une petite croix à côté de tous ceux que vous n’avez jamais dû racheter jusqu’à maintenant.

Voici à quoi ça ressemble :

Objets au cas où que j'ai jeté

De cette manière, vous allez vous rendre compte que, malgré toutes les histoires que vous vous racontiez, jamais vous n’avez eu besoin de les racheter ou emprunter.

Mais vous pouvez aussi réaliser l’exercice inverse.

Vous pouvez dresser la liste de tous les objets que vous gardez au cas où.

Et à côté, mettez une croix pour chacun d’eux que vous n’avez pas utilisée depuis 3 mois minimum.

Par exemple :

Objets au cas où que je garde

Et donc là, je vois que je peux garder mes boîtes tupperwares et mes chaussures, mais que le reste doit partir.

Aussi simple que ça.

Aussi puissant que ça.

Super.

L’étape suivante va anéantir les objets au cas où qui n’ont pas encore été éliminés.

 

Étape 3 : utilisez votre raison

C’est le seul vrai conseil que je peux vous donner.

Utilisez votre raison.

Si vous gardez vos objets au cas où, c’est juste parce que vous vous inventez un futur hypothétique.

C’est votre cerveau qui vous joue des tours.

Alors, utilisez votre raison.

Réalisez que ce ne sont que des trucs, et qu’ils ne rendront jamais vos journées meilleures.

Et si ça ne fonctionne toujours pas et qu’il vous reste encore des objets sur les bras ?

Passez à l’étape d’après.

 

Étape 4 : posez-vous cette question

Je ne suis pas fan des techniques qui consistent à se poser 47 questions pour savoir si l’on doit garder, ou non, tel ou tel objet.

Je trouve ça trop long, chiant, et inutile.

Mais par contre, pour les objets au cas où, je pense que la question suivante mérite votre temps et votre énergie :

« Si je me sépare de cet objet, qu’est-ce qui peut m’arriver de pire ? »

Et vous allez voir que bien souvent, eh bien il ne se passe rien du tout.

Votre vie suit juste son cours.

Excellent.

Normalement, vous avez déjà dû éliminer 95 % de vos objets au cas où en suivant ces 4 étapes.

Occupons-nous maintenant des 5 % restants.

 

Étape 5 : gardez un tiroir fourre-tout

Si vous avez suivi les 4 étapes précédentes, et qu’il vous reste toujours quelques objets au cas où sur les bras ?

Alors, foutez-les dans un tiroir fourre-tout, comme ça, en bordel.

Et je ne déconne pas.

Faites-le vraiment.

Je sais que ce n’est pas courant de vous conseiller ça.

Mais parfois, vous devez juste laisser le temps au temps.

En laissant l’objet pourrir pendant plusieurs mois dans un tiroir, dans l’obscurité, sans jamais l’utiliser, vous allez peut-être avoir un déclic :

« C’est vrai qu’il ne sert vraiment à rien lui ! »

Et boum, le tour sera joué.

Et même si vous n’avez pas le déclic, ce n’est pas grave.

 

Car au fil du temps, vous allez vous détacher de vos possessions.

Et ça va devenir clair pour vous : vous n’avez pas besoin de tous ces objets autour de vous. Vous pouvez vous en séparer.

Lorsque vous aurez atteint ce niveau ?

Wouah. Vous serez un vrai minimaliste.

Vous vivrez dans une maison épurée, belle et accueillante.

Mais en attendant ?

Vous allez devoir vous entrainer.

Encore, et encore.

Vous allez devoir pratiquer.

Encore et encore.

Vous allez devoir douter.

Encore, et… bon ok j’arrête.

Mais en tout cas ?

Au fil du temps, le désencombrement deviendra simple pour vous.

Comme marcher.

Ou parler.

Ou faire cuire des pâtes.

Donc : persévérez.

Vous allez venir à bout de vos objets au cas où.

Vous aussi, vous allez réussir à vivre dans une maison épurée.

Oui, vous aussi vous allez pouvoir profiter des bienfaits du minimalisme et du désencombrement.

Mais pour ça, vous devez commencer quelque part.

Alors, allez dès maintenant vers votre meuble le moins encombré, et commencez à désencombrer votre maison.

Et si vous tombez sur des objets au cas où ?

Faites-leur la peau en utilisant ces 5 étapes, et en évitant les 3 erreurs.

Je sais que vous pouvez y arriver. Vous avez la force nécessaire en vous.

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Florian

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  • Bonjour Florian,
    Ton article m’a mis de bonne humeur !
    J’ai rigolé en lisant les prétextes que nous nous inventons pour garder nos effets personnels.
    Je me suis revue quelques années auparavant.
    C’est après, avec le recul qu’on se rend compte de l’inutilité des « au cas ou ».

    Je viens de m’apercevoir que j’utilisais une de tes techniques sans m’en rendre-compte.
    Je m’explique.
    Comme tu le sais déjà mon mari n’est pas minimaliste.
    Comme tu le sais aussi, rien ne sert de discuter sur les objets de son ou sa partenaire.
    Je montre donc l’exemple et je mets en « évidence » ce qui n’a pas été utilisé depuis looontemps !
    Avec la technique du fourre-tout.
    J’ai quelques endroits comme ça dans la maison pour mon mari (et pour moi aussi hein mais moins!).
    Disons qu’au mois de Janvier je lui demande ce qu’on va faire de ce machin.
    S’il n’est pas prêt il me dit « on garde ».
    Je reviens quelques mois après et je repose la même question.
    Là, il se repose la question et en général (ce n’est pas systématique non plus) il me dit OK, on le donne/jette/vend.
    L’avantage avec cette technique c’est la douceur de la méthode pour un non minimaliste.
    Car petit à petit il en vient à désencombrer de lui-même certains objets…

    Merci ton travail !!

    • Totalement d’accord sur ce point « L’avantage avec cette technique c’est la douceur de la méthode pour un non minimaliste. »

      Et c’est aussi utile pour une personne qui tend vers un mode de vie minimaliste. De toute manière, c’est comme ça que les personnes qui ne s’intéressent pas du tout au désencombrement fonctionnent.
      Ils voient les objets, et finissent par se résigner : c’est vrai qu’il sert à rien lui :p

      Merci pour ton commentaire Mylène, et à très vite ! 🙂

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