L’importance d’une diète médiatique : coup de gueule contre les médias qui sabotent nos vies

Écoutez-moi, c’est important.

Vous savez, je déteste critiquer et remettre en cause les choix des autres.

Mais aujourd’hui, je dois le faire.

Je dois vous mettre en garde contre les médias et l’énorme paradoxe qu’ils ont crée dans notre société.

Car aujourd’hui, ils régissent nos vies. Ils influencent nos décisions et nos opinions.

Vous ne me croyez pas ?

Et pourtant, malgré les avancements scientifiques, la pauvreté qui a diminué, la criminalité qui a chuté, la mortalité infantile qui a été divisée par 10, nous pensons quand même que le monde se casse la gueule.

Nous pensons que chaque jour est pire que le précédent.

Nous pensons que sortir la nuit est dangereux, que nous avons de fortes chances de nous faire agresser.

Nous pensons que le monde est un lieu dangereux dans lequel vivre.

Et si l’on pense tout ça, alors que les études et les statistiques nous disent le contraire, ce n’est pas anodin.

C’est parce que les informations que l’on entend à longueur de journée sont à propos de meurtres, de catastrophes naturelles, de corruption, de vandalisme, de guerres ou de violence.

Mais finalement, si les médias nous livrent sur un plateau d’argent ces informations toxiques et négatives, c’est pour nous avertir, nous prévenir, nous mettre en garde contre le danger, non ?

Désolé de vous décevoir, mais ce n’est pas le cas.

S’ils nous montrent ce genre d’infos, c’est pour une raison évidente : l’argent.

Pour le comprendre, voyons comment fonctionnent les médias.

 

Comment les médias gagnent-ils de l’argent ?

Le business modèle des médias est très simple : capter votre attention pour ensuite vendre des espaces publicitaires.

D’ailleurs, c’est le PDG de TF1 qui a dit un jour :

Le but de TFI, c’est de vendre du temps de cerveau disponible à Coca-Cola.

Subtile.

Et le meilleur moyen de capter votre attention c’est de vous montrer des informations négatives.

Pourquoi ?

Parce que nous sommes conditionnés pour nous concentrer sur le danger.

Et c’est logique : c’était un excellent moyen pour sauver sa peau.

Le singe se concentrera toujours davantage sur le prédateur plutôt que sur la banane en haut de l’arbre. Sinon, plus de singe.

Et encore aujourd’hui, nous subissons ce biais de négativité. Nous préférons toujours nous concentrer sur le négatif plutôt que sur le positif.

Donc, parmi les milliers d’événements qui se produisent chaque jour, seuls ceux qui se concentrent sur la guerre, la corruption, les scandales, les meurtres, la famine et les catastrophes naturelles deviennent dignes d’intérêt pour les médias.

Mais le truc : à force d’entendre ce genre d’informations, nous commençons à percevoir le monde comme un endroit dangereux.

 

Voici un test pour vous le prouver :

À votre avis :

  • La pauvreté extrême ces 30 dernières années a : augmenté de 300 %, diminué de 300 %, a stagné ?

Réponse : Roulement de tambours… La pauvreté extrême a été divisée par 3, en seulement 30 ans.

La preuve ici :

Pauvreté dans le monde gtaphique

Réponse : Désolé de vous décevoir, mais vous devriez plus craindre votre échelle que les djihadistes, car vous avez 40 fois plus de chance de mourir en tombant d’une échelle que de mourir du terrorisme.

Réponse : 1 %. Seulement 1 %. Alors que les personnes interrogées par une étude menée par Gerbner estimé leur risque entre 39 et 52 %.

Bon, finalement, le monde semble ne pas trop mal se porter, vrai ?

D’ailleurs, pour vous le prouver, voici un aperçu du monde d’aujourd’hui, en quelques graphiques.

 

La vérité sur le monde d’aujourd’hui

Malgré le discours ambiant, le monde devient de plus en plus sûr.

Les homicides ? Ils sont passés de 1600 à 800 par an, en 20 ans.

Nombre d'homicides annuel en France

Le taux de mortalité infantile ? Il s’est cassé la gueule.

Les personnes mortes au combat ? Très très peu.

Les actes d’homophobie ? Assez constant.

Les crimes et les délits ? Constant, ou en baisse.

Le nombre de véhicules volés ? On dirait la bourse en 2008.

Le nombre de vols ? En baisse depuis 2001.

Le nombre annuel de dégradations volontaires ? Pareil, relativement stable, en légère baisse.

Mais ce n’est rien par rapport à l’amélioration de notre santé, de notre technologie, de notre assainissement en eau ou de notre éducation.

Nous sommes aussi plus prospères, et les risques de se faire trancher la tête ou de brûler sur un bûcher restent tout de même assez faibles.

Nous avons de la nourriture, un toit, des aides de l’état.

Et ce, dans notre pays. Mais dans de nombreux autres aussi.

Mais attention tout de même. Il y a deux extrêmes à éviter :

  • croire que le monde empire depuis les dernières années, et que c’est un lieu extrêmement dangereux ou vivre,
  • et croire que nous vivons dans un monde de Bisounours, sans aucun problème nulle part.

Oui, les inégalités existent encore. Oui, des personnes crèvent de faim et de soif. Oui, des personnes vivent encore dans la pauvreté totale.

On constate même une augmentation des cambriolages, des viols et du terrorisme.

Donc : le monde n’est ni tout rose, ni tout noir.

Mais une chose est sûre : se concentrer toujours sur le noir ne le rendra pas plus rose.

Et c’est pour ça qu’aujourd’hui, je vous propose de tester une diète médiatique.

 

La diète médiatique, quèsaco ?

La diète médiatique consiste simplement à éviter les informations fournies par les médias (télé, radio, journaux).

Mais…

Si vous faites ça, vous allez devenir un horrible citoyen, non ?

Une personne qui ne s’intéresse pas à la vie sur la planète. Qui ne compatit pas avec les événements difficiles que peuvent vivre d’autres personnes ?

Mmmh, non. Et voici pourquoi :

 

Les différentes objections à la diète médiatique

« Je vais être un horrible citoyen si j’arrête d’écouter les infos »

La réalité est bien plus cruelle.

Si nous continuons de regarder les infos, c’est juste pour nous donner bonne conscience. De cette manière, on se dit : je suis un bon citoyen, je m’intéresse à l’état du monde. Je vois ce qui peut être amélioré.

Le truc : en pensant comme ça, on n’agit pas au niveau local. Car on est beaucoup trop concentré sur les événements qui se passent à l’autre bout du monde.

Des événements sur lesquels nous n’avons bien sûr aucun pouvoir, beaucoup trop éloignées de notre cercle d’influence.

Soyez honnête. Savoir qu’un ouragan a dévasté la Guadeloupe ne va n’y aider les familles des victimes ni les victimes elles-mêmes, vrai ?

Donc, si vous voulez vraiment devenir un bon citoyen, si vous voulez vraiment faire le bien autour de vous, concentrez-vous plutôt sur la valeur que vous pouvez apporter autour de vous.

Allez, découvrons la deuxième objection.

 

« Je vais être coupé du reste du monde, je vais vivre dans une bulle »

C’est vrai quoi, en n’écoutant plus les informations, vous n’allez plus savoir ce qui se passe dans le monde, pas vrai ?

Eh bien enfaite, si.

Les événements vraiment majeurs, vous en entendrez forcément parler.

Vous n’avez qu’à penser au Covid-19. Même en n’écoutant pas les informations, vous l’aurez quand même appris un jour.

Par contre, vous n’entendrez plus parler des nouvelles peu importantes. Et c’est tant mieux, car elles ne changeront rien à votre vie, si ce n’est y ajouter toujours un peu plus de peur et de stress.

Vous ne me croyez pas ? Essayez de vous souvenir des nouvelles que vous avez entendues deux semaines auparavant.

Maintenant, la troisième objection, la plus courante.

 

« Je vais être décalé par rapport aux conversations »

Si vous aviez tendance à parler actu avec vos amis, ne vous inquiétez pas : vous pourrez toujours continuer d’entretenir ces discussions avec eux.

Vous avez juste à leur demander : je n’ai pas pu suivre les informations, que s’est-il passé d’important ?

Et là, ils vont tout vous expliquer, en même pas 5 minutes. C’est fantastique, non ?

C’est ce qu’expliquait Olivier Roland dans une vidéo :

« Quand vous faites une diète médiatique, vous transformez tous les autres en assistant personnel qui filtre pour vous toutes les news pour ne vous parler que de ce qui est vraiment le plus important »

C’est quand même vachement cool.

Bon, maintenant que les objections sont levées, passons aux bénéfices. Pourquoi vous devriez faire une diète médiatique.

 

4 raisons majeures d’entamer votre diète médiatique

Commençons par élever le niveau, avec une citation de Jodie Jackson, qui décrit parfaitement l’impact des médias sur nous-mêmes :

« Regarder les nouvelles affecte notre humeur, nos croyances, notre compréhension du monde, nos relations avec les autres et notre politique, mais son impact reste largement incontesté par les consommateurs qui sont touchés par son contenu » – Jodie Jackson, auteure du livre « You are what you read: why changing your media diet can change the world »

Réaliser une diète médiatique vous permettra alors de rompre cette manipulation mentale, et de retrouver pleinement vos esprits.

Oui, rien que ça.

Commençons avec le premier avantage.

 

Réaliser une diète médiatique vous rendra plus positif

Vous savez, je connais deux personnes vraiment négatives.

Elles ne manquent pas de cracher du pus et de voir le verre à moitié vide.

Elles pensent que le monde va mal, que la corruption est toujours plus présente.

Elles sont dans une dynamique « tous des pourris ».

Et pourtant, ces personnes comptent pour moi. Ce sont mon père, et mon ancien patron.

Mais difficile de rester positif en leur présence : elles se concentrent toujours sur le négatif.

Et vous savez quoi ?

Ce sont également les deux personnes qui regardent le plus les informations dans mon entourage.

Coïncidence ? Je ne pense pas.

Mon père : il écoute les informations à la radio le matin en allant travailler. Il les voit de nouveau à la télévision à midi. Puis, il les re-entend à la radio tous l’après-midi, pour finir de les revoir le soir, à la télé.

Mon ancien patron : il est au courant de tout ce qui se passe à l’état. Tous des pourris, tous des corrompus. Il suit les médias à la lettre, pour ne rien louper. Le comble : il est le premier à dire que ce qu’on entend à télé, c’est des conneries.

Donc : en se concentrant sur des nouvelles catastrophiques, avec des crimes, de la corruption, des vols, des viols, de la haine, c’est normal de devenir de plus en plus négatif.

« La nourriture est au corps ce que l’information est à l’esprit »

« Les informations qui s’imprègnent se transforment en émotions, pensées, actions et comportements »

Informations positives = émotions positives = pensées positives = actions positives = comportements positifs.

C’est aussi simple que ça.

En effectuant une diète médiatique, vous allez alors vous rendre compte que le monde dans lequel nous vivons est merveilleux.

Que la vie vaut la peine d’être vécue.

Et que ce n’est pas nécessaire d’être effrayé la nuit, seul, dans la rue (bon j’avoue, ça fait quand même bien flipper parfois).

Allez, deuxième avantage maintenant.

 

La diète médiatique vous permettra d’apprécier l’ordinaire

Si vous écoutez les médias, tout paraît extraordinaire.

Tenez, allons faire un tour sur Le Monde.

Regardez les titres. Et faites un tour sur les archives aussi.

Les médias transforment chaque information pour lui donner un air spectaculaire. On a toujours l’impression qu’il se passe des trucs de dingue dans le monde.

« Fiasco », « bidon fatal », « deux fois mieux », « gigantesque projet », « Washington sanctionne », « la droite radicale », « l’évolution », « angoisse », etc., etc.

D’ailleurs, prenez 2 minutes pour remarquer la pertinence des informations proposées.

En effectuant une diète médiatique, vous commencerez alors à apprécier l’ordinaire.

Bon, j’en suis conscient, mon avantage ne paie pas de mine comme ça.

Le truc : comme les médias ont tendance à rapporter davantage sur l’extraordinaire que sur l’ordinaire, l’extraordinaire commence à devenir ordinaire.

Par conséquent ? Au lieu de nous concentrer sur les questions qui devraient nous préoccuper, nous nous concentrons sur les problèmes qui constituent une menace improbable.

Par exemple  : avoir davantage peur d’être tué par un requin (une dizaine de morts par an), qu’un grille-pain (accident domestique : 20 000 morts par an).

Autre exemple : avoir plus peur de l’avion (79 morts en 2017) que de la voiture (1,3 million de morts par an, ainsi que 20 à 50 millions d’accidents).

Pourquoi ? Parce que les médias se concentrent sur le « wouahhh » : les crashs et les disparitions d’avion, les hommes déchiquetés par des requins (au passage, on en tue 100 millions par an), etc., etc.

Mais personne ne parle de Roger, 64 ans, qui a percuté un vélo dans la creuse. Parce que c’est banal, parce que ça n’intéresse plus personne.

Cool, troisième avantage.

 

Vous allez pouvoir créer vos propres opinions grâce à la diète médiatique

“J’ai trouvé cela profondément inquiétant : les informations que nous consommons à travers les actualités deviennent notre base pour comprendre le monde” Jodie Jackson

Elle a raison.

Car nous pensons tous que nous créons nos propres opinions et croyances en regardant les infos. Mais en réalité, ils créent ces opinions pour nous.

Car personne n’a le temps de regarder chaque reportage, d’aller sur le terrain, de confronter les sources pour permettre d’acquérir des perspectives différentes. Personne ne peut analyser toutes les infos pour pouvoir tirer sa propre conclusion.

Du coup ?

Les médias influencent grandement vos opinions et vos croyances.

Un exemple marquant ?

La criminalité aux États-Unis.

Entre 1992 et 1993, les nouvelles de crimes ont triplé.

Avant 1992, seulement 8 % des gens considérés que les crimes étaient un problème important du pays.

Mais entre 1994 et 1998, les 8 % se sont transformés en 39 %.

Tout simplement parce que les crimes étaient davantage couverts par les médias.

Pourtant, le nombre de crimes n’a pas augmenté. Au contraire, il a baissé :

Donc : plus de couverture médiatique = changement d’opinion sur un sujet.

Et c’est normal.

Faisons une grossière comparaison avec la propagande.

Si tout le monde vous dit, à la télévision, à la radio, parmi vos amis qu’Hitler était un saint, que sa cause était juste ET qu’en plus, c’était un excellent dictateur, alors vous allez commencer à les croire.

Ils auront réussi à influencer vos opinions.

C’est grâce à ce principe que Kim Jong-Un est le meilleur dirigeant suprême du monde… selon les Nord-Coréens.

OK, excellent.

Passons au quatrième avantage.

 

Votre diète médiatique vous permettra d’être moins stressé

Les gens qui sont exposés aux médias ont plus de chances de  :

      • Sentir que leurs quartiers et leurs communautés ne sont pas sécuritaires
      • Croire que les taux de criminalité augmentent
      • Surestimez leurs chances de devenir une victime
      • Considérez le monde comme un endroit dangereux

Encore une fois : infos négatives = stress.

Alors, coupez-vous des médias, et vous vous sentirez plus détendu.

Et si vous voulez vous amuser à ressentir ce stress, regardez la vidéo ci-dessous :

Voici donc les 4 avantages principaux. Mais en peut en citer encore d’autres, par exemple :

  • Vous aurez plus de temps pour vous.
  • Vous deviendrez plus alerter sur les vrais problèmes de ce monde.
  • Ou encore, vous serez moins exposé aux pubs.

D’ailleurs, les pubs sont fascinantes.

Comme les informations que l’on entend sont essentiellement négatives, nous ressentons un besoin de confort.

Et nous sommes alors plus enclins à consommer, après la fin des infos.

Malinx, le lynx.

Bon, maintenant que vous êtes chaud patate pour entamer une diète médiatique, voyons ensemble 6 étapes pour vous aider à la tenir sur la durée.

 

Comment tenir votre diète médiatique ?

Étape 1 : Posez-vous cette question

Demandez-vous « cette information m’a-t-elle apporté quelque chose qui pourrait : »

  • Me servir concrètement,
  • Éclairer mes actions,
  • M’inviter à réfléchir,
  • Me donner des idées,
  • Contribuer à instaurer un monde commun pour dialoguer.

Si oui, parfait. Servez-vous-en.

Si non, passez votre chemin.

 

Étape 2 : Installez des extensions utiles à la diète médiatique

Je suis fan de 3 extensions vraiment utiles.

Kill News Feed (Chrome) ou Disable Facebook News Feed (Firefox) permet de bloquer le fil d’actualité Facebook. Voilà ce que ça donne :

Fil d'actualité Facebook

Remove YouTube Recommended and More (Chrome/Firefox) permet de bloquer le fil d’actualité YouTube, ainsi que les recommandations des barres latérales. En image :

extension clean up youtube

Et enfin, Block Site permet de bloquer n’importe quel site. Parfait pour ne plus aller sur les médias en ligne.

De cette manière, vous économiserez du temps, et vous éviterez de vous faire happer par des informations sur les réseaux.

Ensuite, étape 3 :

 

Étape 3 : désabonnez-vous des médias sur toutes vos plateformes

Si vous suivez des sites d’informations sur votre portable, désinstallez les applications.

Si vous êtes inscrits à la newsletter de certains médias, désabonnez-vous.

Si vous êtes notifié chaque fois qu’une information vient de sortir, dénotifiez-vous.

Bref : bannissez de votre vie les médias.

Et si vous trouvez ça trop extrême, demandez-vous quelle vie vous souhaitez vivre.

Une vie simple, tranquille, basée sur la gratitude, la bienveillance et l’entraide ?

Ou une vie stressante, qui correspond au cumul de tous les événements négatifs qui se passent dans le monde ?

Hummm, j’en étais sûr.

 

Étape 4 : Remplacez vos anciennes habitudes par de nouvelles

Cette étape est importante.

Car au début, vous allez peut-être (surement) vous sentir perdu.

« Que vais-je bien pouvoir faire, ahhhhh »

Parce que si vous avez l’habitude de regarder les JT, ou de lire le journal, ou de scroller les infos sur Le Monde, vous allez devoir combler un vide.

Donc, à la place de regarder le JT, vous pouvez par exemple regarder un documentaire intéressant sur les pingouins (au passage, les pingouins volent).

Ou alors, vous pouvez regarder un film, ou une série.

Ou même écouter de la musique.

Et ne vous inquiétez pas. Au début, vous vous sentirez perdu. Mais au bout d’une semaine, voire moins, vous aurez vite remplacé cette habitude.

 

Étape 5 : Passez de consommateur à producteur

« Plutôt que de creuser pour chercher de l’or, vendez des pelles. Plutôt que d’acheter des cours, vendez des cours. Plutôt que d’emprunter de l’argent, prêtez là. Plutôt que de chercher un travail, embauchez des personnes. Libérez-vous de la consommation et repositionnez-vous comme producteur. » DeMarco

En regardant les médias, nous sommes consommateurs. En gros : ce sont les autres qui dictent votre vie.

En effectuant une diète médiatique, vous allez pouvoir devenir producteur. En recherchant vous-même vos informations. En sélectionnant avec soin les médias et les nouvelles qui méritent votre temps.

Bref : vous allez reprendre le contrôle de vos pensées, de vos opinions, de vos croyances, de votre vie.

Et enfin, dernière étape :

 

Étape 6 : Trouvez des informations qui vous concernent

Je suis bien conscient que tout le monde ne peut pas faire une diète médiatique.

Par exemple, un agent immobilier doit rester informé des tendances de l’industrie.

Un entrepreneur doit être au courant des actualités de son marché, des actions de ses concurrents.

Un journaliste doit évidemment lire la presse, ou du moins, la presse qui l’intéresse.

Et vous, vous êtes peut-être dans ce cas. Si oui, alors trouvez les informations qui vous intéressent parmi la masse de nouvelles superflues.

Excellent.

Avant de conclure, voici 5 choses qui vous pouvez faire pour continuer d’être informé sur le monde, malgré votre diète médiatique.

 

Comment être informé malgré votre diète médiatique ?

Option 1 : Apprenez en plus sur le monde, en dehors de ce que les médias vous disent

Les médias nous montrent qu’une partie des problèmes du monde.

Car les vrais enjeux sont rarement évoqués : problème climatique, problème d’exploitation d’enfants, problèmes d’assainissement de l’eau potable dans les pays pauvres, problèmes de pauvreté, etc.

Alors, à la place de regarder les médias, vous pouvez par exemple en apprendre davantage sur le monde.

C’est ce qu’a fait Jodie Jackson, voici son témoignage :

« Ce qui a commencé comme une anxiété née de l’écoute de tant d’histoires de violence, de terreur, de désastre et de corruption s’est transformé en autre chose.

D’une part, je me suis senti inspiré, dynamisé et responsabilisé en découvrant les solutions que les gens proposaient pour résoudre ces problèmes.

D’un autre côté, je ressentais de la colère contre les agences de presse qui m’avaient donné une fausse impression du monde. »

Et pour trouver ces solutions, rien de plus simple.

Vous prenez un sujet qui vous intéresse, et vous le creusez. Vous cherchez la cause du problème, les conséquences et les solutions.

Je suis prêt à mettre ma main au feu que vous trouverez même des sites spécialisés sur Internet, qui traite exclusivement de ce problème.

Mais vous pouvez aussi lire ou regarder du journalisme de bonne qualité.

 

Option 2 : Lisez ou écoutez des nouvelles qui contredisent vos opinions

On a un biais assez sympa, qui s’appelle le biais de confirmation.

En gros, on entend une nouvelle, et on cherche des infos qui vont dans ce sens, en ignorant toutes les autres.

Ça nous permet de ne pas avoir tort, et de rester sur nos acquis.

Le truc : la plupart du temps, nos croyances sont aussi fausses que le visage des Kardashian.

Donc, à la place d’écouter en boucle les informations qui vous sont servies sur un plateau d’argent, allez donc challenger vos acquis.

Super, option 3 s’il vous plait.

 

Option 3 : Soyez prêt à payer pour le contenu

Si vous voulez vraiment être informé sur le monde, vous devez être prêt à payer.

Car le journalisme de haute qualité, celui qui ne transforme pas ses informations pour en faire du putaclic, existe toujours.

Mais parfois, il est payant.

De toute manière, la plupart des médias vous font payer. Parfois avec votre argent, parfois avec votre santé.

À vous de voir ce que vous préférez.

 

Option 4 : Lisez au-delà des actualités

Celle-là, je l’aime bien.

Parfois, vous serez obligé de regarder les informations. Par exemple, vous allez chez quelqu’un et la télé est allumée. Ou dans un restaurant. Ou dans un bar.

Bref.

Dans ces moments-là, ne vous arrêtez pas aux titres. Creusez l’information. Cherchez la vérité. Réfléchissez au pourquoi du comment. Ne vous laissez pas endoctriner par les médias.

Un excellent exemple : le coronavirus.

Au lieu de vous contenter de regarder le nombre de morts, et le nombre d’infectés, regardez au-delà.

Regardez qui est infecté. Pourquoi ils le sont ? Divisez le nombre mort par le nombre d’habitants. Regardez si les chiffres sont élevés. Comparez-les à d’autres problèmes, comme la diarrhée ou la pollution.

Rassemblez toutes les données que vous pouvez, et forgez votre propre opinion.

Et enfin, 5e option :

 

Option 5 : Lire les actualités axées sur les solutions

Surement la plus utile.

Au lieu de regarder les problèmes, regardez les solutions. Comme ça : vous pourrez appliquer ce que vous apprendrez, et vous augmenterez votre impact sur le monde.

Et là, vous vous sentirez utile et engagé.

Et là, vous pourrez dire que vous vous préoccupez de l’état du monde.

Bingo, nous arrivons au terme de l’article.

Conclusion, s’il vous plait.

 

Alors, êtes-vous prêt pour une diète médiatique ?

Vous venez de découvrir comment devenir :

  • plus heureux,
  • plus productif,
  • moins stressé,
  • plus optimiste
  • plus sensé.

Et également comment avoir :

  • plus de temps,
  • plus d’argent,
  • plus d’énergie.

En plus de :

  • vous forger de meilleures opinions,
  • d’avoir moins peur de vivre,
  • d’être plus libre de vos pensées.

Et ça ne tient à pas grand-chose : évitez les médias et leurs nouvelles déprimantes, sur lesquels nous n’avons aucun contrôle.

Alors, je vous conseille juste de tester pendant une petite semaine.

Pendant une semaine, mettez le monde en pause, et voyez si vous arrivez à survivre.

Si les informations vous manquent : vous continuez de les regarder après cette semaine.

Mais si elles ne vous manquent pas : alors vous pourrez ajouter la diète médiatique à vos habitudes de vie.

Et je peux vous dire que vous ne le regretterez jamais.

Et vous savez quoi ? Après cette semaine, revenez sur cet article, et écrivez votre témoignage. Dis-nous comment ça a changé votre vie. De cette manière, vous allez pouvoir inspirer les personnes dubitatives qui lisent cet article. Et vous allez pouvoir rendre leur vie meilleure.

Donc : testez une semaine, et revenez ici pour laisser votre témoignage.

Je vous souhaite bon courage, et finissons sur une citation d’Everlaab que j’ai adoré :

« Lire la presse, c’est purement de la masturbation mentale »f

1 mail / jour pour apprendre à désencombrer votre maison et simplifier votre vie

Ce que vous allez découvrir :

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  2. Des astuces exclusives qui mélangent désencombrement et développement personnel ;
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Florian

Vous voulez devenir minimaliste ? Bloquez-vous un après-midi, allumez votre ordinateur et parcourez les articles de ce blog. Ils sont écrits dans un seul but : vous donner le chemin à suivre étape par étape pour simplifier votre vie.


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  • Excellent article, comme d’habitude. 😉

    Depuis que je me suis coupé des médias, je trouve les gens plus négatifs.
    Et ça m’exaspère davantage qu’avant !

    Faut dire que les médias entretiennent une vague de négativité. Du coup, on baigne dedans sans s’en rendre compte.

    Et c’est vraiment qu’une fois sorti de cette mer boueuse qu’on prend conscience de l’ampleur de la chose.

    Par contre, un de plus grand frein à la diète médiatique, ce sont les personnes avec qui nous vivons. Et qui ne comprennent pas forcément la démarche.

  • Bonjour Florian,
    Tout d’abord merci pour cet article.
    Je t’avoue que jai eu quelques points de désaccord au début mais tu as corrigé cela par la suite.
    Mon point de désaccord était sur les agressions physiques et principalement sur les viols.
    En tant que femme je peux te garantir que ce danger est bien réel. Cela dit tu as précisé les données un peu plus tard donc… Je n’ai rien à corriger 🙂

    Je t’avoue aussi que cela commence à faire un certains temps que je ne suis plus les médias.
    Pourtant, les infos capitales je les ai quand il faut (COVID 19 j’ai vite été informée).

    Je repense à un cours que j’avais eu en terminale.
    Le prof d’histoire nous expliquait la nécessité que pouvait avoir un état d’avoir des citoyens qui avaient peur. La peur fait consommer plus (Repense au papier toilette avec la crise du covid !).
    À partir de là, mon jugement était fait et mon regard très critique sur les infos que je voyais défiler.

    Tout comme toi je suis passée à la diet médiatique et ma vie ne s’en porte que mieux.
    Je n’ai pas de temps à perdre avec cela.
    Au plaisir d’une prochaine lecture.

    • Oui oui, le monde n’est pas parfait, loin de là. Encore beaucoup de criminalité, beaucoup de viols, beaucoup de meurtres, beaucoup de cambriolages.
      Mais ça, on n’y changera rien. Et c’est peut-être pour une bonne raison.

      Et oui, ton prof d’histoire avait tout bon. Une société qui a peur, c’est génial pour l’état. Comme ça : il contrôle plus facilement les foules : leurs actions, leurs opinions et leurs décisions.
      Le PQ est franchement un exemple parfait :p Les vendeurs de pâtes étaient surement ravis aussi ^^

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